Août 2008 - EVA : dans les coulisses de la découverte
Depuis cet été, une partie du squelette du dinosaure Ampelosaurus atacis surnommé Eva (prénom de la découvreuse) et découvert sur le gisement de Bellevue en 2001 est exposé dans le Musée des Dinosaures. La dernière halle de l’exposition est entièrement dédiée à cette découverte et ses coulisses. Il aura fallu 5 années de préparation au laboratoire pour que les coques de plâtre qui renferment le squelette soient présentées au public. Pour l’heure les trois principales coques sont exposées : celle qui renferme la cage thoracique où l’on découvre les vertèbres en connexion et les côtes – celle qui renferme les épaules (omoplate et coracoïde) et celle qui renferme un bras et une partie du cou. Un plan aide à comprendre la position du squelette tel qu’il a été retrouvé sur le gisement de Bellevue. Les grandes caisses en bois ayant servi au transport des squelettes installés aujourd’hui dans la halle aux dinosaures du monde, sont désormais mises en scène pour présenter le travail et les efforts nécessaires à l’extraction d’Eva : de la confection des coques de plâtre aux outils des fouilleurs en passant par la « poubelle » du gisement. Photos, film, articles de presse illustrent l’ampleur de cette découverte unique en Europe. Le crâne d’Eva, très fragile, et sa reconstitution en « chair et en os » sont à l’abri dans une vitrine, comme les joyaux de l’exposition. Cette toute nouvelle partie de l’exposition du musée tranche nettement avec les choix muséographiques des autres halles et de la galerie de l’évolution. Ici, le verre et l’acier ont laissé la place au bois et au grillage. Quant aux photos, au film et aux articles de presse, ils suffisent à combler les interrogations sur cette découverte. D’autres plâtres en cours de préparation sont toujours visibles par la fenêtre du laboratoire qui s’ouvre sur la serre du Crétacé. |
Août 2008 - La plus grande découverte botanique du XXe siècle est arrivée au Musée des Dinosaures
Ils ont peuplé les forêts du monde entier pendant près de 100 millions d’années. Ils ont nourri des générations de dinosaures et Ampelosaurus atacis les a peut-être dégustés. Seulement connus à l’état fossile, on les croyait disparus à tout jamais… Jusqu’à ce que David Noble entre en scène en 1994. Ce garde forestier expert en botanique du parc naturel de Wollemi en Australie, à 200 kilomètres de Sydney la capitale, découvre alors dans un canyon isolé quelques spécimens de conifères qu’il ne reconnaît pas. Il n’imagine pas encore qu’il vient de faire une des découvertes botaniques les plus incroyables du XXe siècle. Devant son incapacité à déterminer cette plante, David Noble va glaner des informations chez les spécialistes décontenancés par ce feuillage vert foncé, aux allures de fougère et de palmier, l’écorce toute constellée de « bulles » dont la couleur fait penser à du chocolat, et par la taille qui peut atteindre 40 mètres de haut. Cet individu ne ressemble à aucune plante actuelle connue. C’est donc vers la paléobotanique qu’il faut se tourner pour résoudre l’énigme de l’arbre de Wollemi. David Noble apprend alors qu’il a découvert un fossile vivant. Le nom attribué à cette nouvelle espèce ne sera pas très compliqué à inventer. Il s’agira de Wollemia nobilis, du nom du parc naturel d’où elle vient et de celui de son découvreur, David Noble. Wollemia nobilis appartient à la grande famille des araucariacées. Cette plante très fréquente dans les écosystèmes du Mésozoïque est devenue aujourd’hui une des plus rares du monde. Le canyon isolé du parc naturel australien de Wollemi n’abrite pas plus de 100 individus. Leur localisation précise est gardée secrète et les botanistes qui les étudient observent la plus grande précaution. Pour éviter de leur transmettre des maladies qui pourraient leur être fatales, ils doivent à leur contact, être vêtus de combinaison et se ganter. La survie des pins de Wollemi reste en effet très problématique et des mesures de protection et de sauvegarde ont été mises au point depuis bientôt 15 ans. Il existe maintenant beaucoup plus de spécimens dans les laboratoires de recherche que dans la nature. En faisant l’acquisition de ce Wollemia nobelis, le Musée des Dinosaures participe à la conservation de l’espèce : une partie des recettes de la vente des Wollemia est reversée aux programmes de sauvegarde. La croissance des Wollemia serait assez rapide. Ils ne semblent pas très exigeants : beaucoup de lumière, un sol plutôt acide et ils supportent des températures allant de – 12 ° à + 45 °. Espérons que notre Wollemia trouvera dans la serre du Musée, les conditions idéales pour à nouveau faire de l’ombre à Ampelosaurus, Tarascosaurus et Variraptor, 70 millions d’années plus tard ! |
20 mai 2008 - la Récré-Dino
C’est la récré au Musée des Dinosaures. Coloriage, dessins, méli-mélo, inventions de noms rigolos de dinosaures, reconstitutions de leurs silhouettes, tous ces ateliers viennent de faire leur entrée au cœur de l’exposition permanente du Musée des Dinosaures. Tous les enfants se voient ainsi offrir une pause ludique et récréative juste après la découverte de la galerie de l’évolution. Ils profiteront de ces ateliers pour tester leurs connaissances sur leurs dinos préférés et répondre à quelques petites questions : Dino ou pas dino ? Fossile ou pas fossile ? Et cette plume peut-elle avoir appartenu à un dinosaure ? Le Musée des Dinosaures – 11260 Espéraza Ouvert tous les jours |
2 mai 2008. Les dinosaures ont enfin retrouvé leur environnement naturel.
Il y a quelques semaines toute l’équipe du Musée des Dinosaures s’est adonnée à une nouvelle activité : le jardinage avec les plantations de nouveaux cycas, magnolia, araucaria, pins de Norfolk… Au milieu de toutes ces plantes, les reconstitutions en « chair et en os » de Tarascosaurus, Variraptor, Struthiosaurus, jusqu’alors reléguées dans un coin du musée, ont quitté définitivement l’ombre de leurs palmiers en plastique pour se retrouver au coeur d’une pelouse de prêles. Ce décor naturel offre quelques surprises comme le monticule d’incubation où éclosent quelques œufs d’Ampelosaurus. |
Un gros poisson
Depuis quelques semaines l’exposition du musée compte un nouveau pensionnaire : Dunkleosteus. Ce poisson géant âgé de 370 millions d’années (Dévonien - ère Primaire) appartient à la grande famille des Placodermes, les tout premiers vertébrés possédant une mâchoire. Le crâne présenté au musée et découvert au Maroc, mesure 1m10. L’animal entier devait atteindre plus de 6 mètres de long. Dunkleosteus était le plus grand prédateur de son époque. |
le 08 novembre 2007
Bienvenue dans cette nouvelle rubrique « Les actualités du musée». Nous vous donnons rendez-vous ici pour vous informer le plus régulièrement possible de tout ce qui se passe au Musée des Dinosaures d’Espéraza : les campagnes de fouilles en France et à l’étranger, les colloques, les conférences, les publications, les nouveautés dans l’exposition permanente, les expositions temporaires, les nouvelles activités pédagogiques, etc. Et pour commencer quelques photos de l’inauguration. |
INAUGURATION
Il aura fallu 10 ans de réflexion, de péripéties et de travaux pour que le nouveau Musée des Dinosaures d’Espéraza ouvre enfin ses portes. C’était au cours de l’été 2006. Il vient maintenant d’être inauguré ! L'inauguration officielle s’est déroulée le jeudi 05 juillet 2007 en présence de Messieurs Bernard Lemaire, Préfet de l’Aude, Marcel Raynaud, Président du Conseil Général, Eric Andrieu, Vice-président de la Région Languedoc-Roussillon, Maurice Aragou, Conseiller Général du canton de Quillan et Président de la communauté de communes « Aude en Pyrénées », Michel Lafitte, Maire d’Espéraza, et des paléontologues Eric Buffetaut, Président de l’association Dinosauria, et Jean Le Loeuff, Directeur du Musée des Dinosaures. Les discours n’ont pas manqué de rappeler l’ambition d’un tel projet réalisé dans la Haute-Vallée de l’Aude qui après avoir vu la fermeture de nombreuses usines doit désormais se tourner vers ses activités touristiques... Et scientifiques ! Les quelque 300 personnes présentes pour l’événement ont suivi Jean Le Loeuff pour une visite de l’exposition. Vin d’honneur et buffet sont venus clore cette journée. |

Plus que quelques secondes...
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Au micro : Jean Le Loeuff
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Au micro : Eric Buffetaut
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Présentation du Quetzalcoatlus
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Sous l'œil de Tarascosaurus
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Ils ont participé à la découverte d'Ampelosaurus atacis
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FIN ...
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