Retour accueil Dinosauria
Nous contacter

MUSEE DES DINOSAURES D'ESPERAZA

Visite au coeur du musée Dino-boutique
Activités Actualités
Petite histoire du musée Horaires & tarifs
Environnement Comment venir ?
Exposition itinérante Centre de ressources
 

L'extinction des dinosaures

E. La météorite de Chicxulub n’est pas responsable de la mort des dinosaures

<< Retour au sommaire

E.1. La preuve par les crabes


Presque 15 ans après la découverte du cratère de Chicxulub dans le Yucatan, il ne semble plus raisonnable de remettre en question la théorie de la chute d’une météorite. Et pourtant, certains chercheurs trouvent cet événement encore insuffisant pour expliquer la crise biologiques de la fin du Mésozoïque, comme si la météorite n’avait fait qu’achever un monde déjà fortement perturbé par d’autres catastrophes comme de gigantesques éruptions volcaniques. Une équipe de géologues et paléontologues américains dirigée par Gerta Keller reste aujourd’hui persuadée que la chute de la météorite à l’origine du cratère de Chicxulub n’est pas responsable de la crise K/T puisqu’elle aurait heurté la Terre bien avant cette date fatidique de 65 millions d’années. Gerta Keller remet également en question l’existence d’incendies et du tsunami géant provoqués par le choc météoritique puisqu’elle n’en retrouve aucune trace dans l’enregistrement géologique. Gerta Keller a étudié dans le golfe du Mexique, les couches sédimentaires situées entre les niveaux à microtectites (dépôt témoin des retombées de l’impact et considéré par les impactistes comme une « tsunamite »). Dans ce niveau « intermédiaire », elle a relevé des traces laissées par des animaux fouisseurs (crabes, vers), preuves d’une sédimentation lente et réduite. Autrement dit ces sédiments se seraient déposés sur une longue durée après l’impact et bien avant la grande vague d’extinction.
<< Retour au sommaire

E.2. La preuve par les foraminifères


En étudiant une petite partie d’un forage effectué dans le cratère du Yucatan, Gerta Keller découvre la présence de foraminifères planctoniques crétacés dans un niveau calcaire situé entre la « brèche d’impact » et les premiers sédiments tertiaires. Les foraminifères sont des organismes unicellulaires dont la coquille calcaire se conserve dans les sédiments. Ils sont formés de chambres et de loges de différentes formes qui permettent aujourd’hui d’identifier les espèces. La détermination et la datation de ces foraminifères ont permis à Gerta Keller d’avancer la conclusion suivante : la météorite n’a pas heurté notre planète il y a 65 millions d’années mais 300 000 ans plus tôt. Autrement dit le cratère de Chicxulub a été creusé 300 000 ans avant la disparition des dinosaures. La crise biologique de la fin du Mésozoïque, responsable de la disparition de 70% des espèces vivantes, n’est pas uniquement et directement liée à la chute de la météorite et à ses conséquences climatiques et bioclimatiques. Sans vouloir totalement nier ses effets, Gerta Keller pense que cette météorite n’a fait que participer à une modification du climat déjà bien entamée par les grandes éruptions volcaniques dont la plus violente et la plus connue aussi s’est déroulée en Inde. Ses conclusions suggèrent une baisse de la biodiversité plus progressive que ce que proposent les impactistes. Pour expliquer les traces d’iridium repérées dans les niveaux argileux situés exactement à la limite K/T, la paléontologue avance l’hypothèse de la chute d’une seconde météorite sur Terre il y a 65 millions d’années, soit 300 000 ans après celle de Chicxulub, trop petite, selon elle, pour avoir causé de tels dégâts. Il faut donc chercher ailleurs, un autre cratère bien plus grand : 250 km de diamètre serait, selon elle, bien plus crédible.

CENTRE DE RESSOURCES

Extinction des dinosaures   Classification des dinosaures   Dinosaures du sud de la France   Lexique

LES ACTIVITES SCOLAIRES

LE CENTRE DE RECHERCHE

L'ASSOCIATION

Plan du site