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MUSEE DES DINOSAURES D'ESPERAZA

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La petite histoire du musée


En ce début de XXIème siècle, le plus grand gisement français de dinosaures est situé à Campagne-sur-Aude, à quelques kilomètres du Musée des Dinosaures d’Espéraza. Ce n’est pourtant que récemment à la fin des années 1980, que la richesse des gisements de la Haute-Vallée de l’Aude a été reconnue.

1/ Les premiers ossements

Les premières découvertes d’os fossilisés dans la Haute Vallée de l’Aude datent de la fin du XIXème siècle ; un géologue de l’université de Toulouse, Alexandre Leymerie, envoya quelques vertèbres fossilisées trouvées près d’Espéraza, à Paul Gervais, professeur au Muséum d’Histoire Naturelle, qui signala cette découverte en 1877 à l’Académie des Sciences de Paris. A la fin du XIXème siècle et au début du XXème, un certain nombre d’érudits locaux découvrirent aussi quelques os de dinosaures dans cette région, sans toujours reconnaître encore la nature de leurs trouvailles. Ainsi en 1891, Isidore Gabelle, architecte à Couiza, inventoriait dans sa riche collection d’histoire naturelle des « vertèbres de reptiles et plusieurs fragments d’os de grands mammifères sortis du terrain garumnien » (c’est à dire les couches à dinosaures de la Haute-Vallée). Le plus gros mammifère de l’ère Mésozoïque ne dépassait pas la taille d’un blaireau et ces ossements (qui ont malheureusement disparu aujourd’hui) appartenaient certainement à des dinosaures.

Un autre naturaliste audois, Antoine Fages, découvrit aussi des restes de dinosaures dans la Haute-Vallée de l’Aude : il présenta ces « ossements pétrifiés qui paraissaient appartenir à un pachyderme » à la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude en 1903. Quelques années plus tard cependant, Antoine Fages rectifia son erreur en se rendant compte qu’il avait découvert des « ossements de dinosaures ».

Malgré ces découvertes répétées, les gisements de la Haute-Vallée de l’Aude tombèrent dans l’oubli, sans doute du fait du manque d’intérêt des paléontologues français pour les dinosaures, durant cette période.
Paul Gervais (1816-1879)
Paul Gervais (1816-1879)
Alexandre Leymerie (1801-1878)
Alexandre Leymerie (1801-1878)
2/ premières fouilles

En 1982, un chasseur de Campagne-sur-Aude découvre à son tour un gros os fossilisé non loin du village. Une petite équipe de personnes intéressées se forme alors et récolte ossements fragmentaires et œufs de dinosaures autour d’Espéraza. Malgré quelques articles de presse, la découverte, comme souvent, retombe dans l’oubli jusqu’à ce que les paléontologues Eric Buffetaut et Jean Le Loeuff, à la recherche d’un site à fouiller dans le sud de la France, ne s’arrêtent à Espéraza en décembre 1988. Intéressés par les gisements que leur fait découvrir l’instituteur du village, Pierre Clottes, ils demandent au Conseil Général de l’Aude une subvention pour effectuer un sondage l’été suivant. Contre toute attente, la demande aboutit… Et le premier sondage a lieu en juillet 1989 sur le site de Bellevue à Campagne-sur-Aude. En une dizaine de jours, plusieurs dizaines d’ossements d’un dinosaure sauropode sont exhumés : le site est très riche et mérite des fouilles approfondies.
La Dépêche du Midi, 1982
La Dépêche du Midi, 1982
Première fouilles à Campagne-sur-Aude : juillet 1989
Première fouilles à Campagne-sur-Aude : juillet 1989
Première fouilles à Campagne-sur-Aude : juillet 1989
Première fouilles à Campagne-sur-Aude : juillet 1989
 
Depuis, des fouilles sont organisées chaque année, durant les mois de juillet et août sur le gisement de Campagne-sur-Aude, où se succèdent bénévoles et professionnels. De nouveaux gisements ont été découverts dans la région, dans les Corbières, dans l’Hérault etc. Ce travail a permis la découverte de milliers d’ossements fossiles. La question de leur conservation fut rapidement posée avec celle de la création d’un musée.
Une partie de l’équipe en 1993 à Fontjoncouse
Une partie de l’équipe en 1993 à Fontjoncouse
 
3/ Le premier musée des dinosaures

Coïncidence, le maire nouvellement élu d’Espéraza, Michel Lafitte, souhaite créer un musée sur sa commune à l’économie déclinante. A son projet d’un musée consacré à la défunte industrie chapelière d’Espéraza, il décide de rajouter, malgré l’incrédulité générale, un musée des dinosaures. La région et le département le suivent et le projet est mené tambour battant sous la direction de Jean Le Loeuff : en juin 1992, le premier Musée des Dinosaures français ouvre ses portes. Ce sera un succès populaire, attirant jusqu’à 60000 visiteurs par an dans ce petit coin de l’Aude à l’écart des centres touristiques. Mais le musée est vite trop petit : impossible de présenter les nouvelles découvertes qui s’accumulent. Dès 1998 un projet d’agrandissement est porté par la préfecture de l’Aude et des financements sont obtenus de l’Etat, de l’Europe, de la région et du département pour le mener à bien. Les ennuis commencent alors, ils dureront … 10 ans ! Dix années marquées par le report incessant du projet, des faillites d’entreprises et autres vicissitudes. Au printemps 2007 enfin naît le plus grand musée français de paléontologie hors de la capitale : plus de 3500 m2 consacrés aux dinosaures et à toute l’histoire de la vie.

Dans l’intervalle, l’équipe du musée n’a pas chômé : fouilles en France et à l’étranger, découverte de nombreuses nouvelles espèces de dinosaures (Ampelosaurus atacis, Variraptor mechinorum, Rhabdodon septimanicus), oiseaux, crocodiles ou tortues et surtout en 2001 celle du squelette d’un grand dinosaure le plus complet jamais trouvé en France !
La Dépêche du Midi, juin 1992
La Dépêche du Midi, juin 1992
Photos du premier musée
Premier Musée des Dinosaures
Photos du premier musée
Premier Musée des Dinosaures
Photos du premier musée
Premier Musée des Dinosaures
4/ Découverte du premier squelette complet par l’équipe de Dinosauria

En août 2001 Eva Morvan, une étudiante de l’université de Rennes, participe à la campagne de fouilles. Elle met au jour quelques côtes de dinosaures, puis des vertèbres en connexion anatomique. Trois semaines plus tard, l’équipe a dégagé une partie de la cage thoracique d’un dinosaure sauropode (Ampelosaurus atacis), rapidement baptisé « Eva » par l’équipe de fouilles.

Petit problème : le squelette repose contre le front de taille de la carrière et se poursuit certainement sous 6 mètres de roche. Durant l’été 2002, les grands moyens sont employés : brise-roche, pelle mécanique… Plusieurs milliers de mètres cubes sont enlevés et la fouille peut se poursuivre. En trois ans, jusqu’en août 2005, la quasi-totalité du squelette est retrouvée, et en particulier les précieux ossements du crâne du dinosaure. Eva est le grand dinosaure le plus complet jamais trouvé en France et Bellevue est plus que jamais le premier gisement français de dinosaure.

D’énormes blocs sont alors préparés sur le terrain en creusant des tranchées autour des ossements puis en constituant des cocons de plâtre autour. Il faudra 3 kilomètres de bandes de toile de jute et plus de 2 tonnes de plâtre pour réaliser les sarcophages qui permettront au squelette de voyager sans risque jusqu’au laboratoire du musée des dinosaures à Espéraza.

Depuis le début de l’année 2007, tous les blocs ont rejoint le nouveau laboratoire du musée où, à travers une baie vitrée, les visiteurs peuvent suivre les progrès du dégagement du squelette : plus de 200 ossements à extraire patiemment de la gangue de grès.
La Dépêche du Midi, juillet 2002
La Dépêche du Midi, juillet 2002
Terrassement avant le début des fouilles
Terrassement avant le début des fouilles
le squelette d’Eva sur le terrain à Bellevue
le squelette d’Eva sur le terrain à Bellevue
(Campagne-sur-Aude)
Pour extraire ce bloc, rempli des os d’Eva, une profonde tranchée doit être creusée tout autour
Pour extraire ce bloc, rempli des os d’Eva, une profonde tranchée doit être creusée tout autour

Une épaisse couche de journaux permet une bonne protection des fossiles
Photos du premier musée
Fabrication de la coque de plâtre, une protection indispensable pour l’extraction des fossiles et leur transport
Photos du premier musée
Les coques de plâtre sont prêtes
Photos du premier musée
72 millions d’années après sa mort, Eva quitte son gisement ...
Photos du premier musée
... pour rejoindre le laboratoire

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