Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Un plésiosaure au fond du puits

Le 9 mars 2020 par Guillaume Asselin et Simon Sedlbauer

Guillaume Asselin et Simon Sedlbauer sont archéologues au Pôle archéologique de Metz.

Et si on parlait jardinage… ou plus précisément d’archéologie préventive au pays de la mirabelle qui se mange et qui se boit (et qui fait mal à la tête si on en abuse…).

En amont de la construction d’un lotissement, dans la charmante ville de Manom en Moselle, non loin de la centrale nucléaire de Cattenom et de la frontière luxembourgeoise, un diagnostic archéologique a été réalisé « rue d’Alger » en 2016 par l’Inrap (Institut National d’Archéologie Préventive) (1). Comme une ancienne zone humide riche en céramique de l’âge du Bronze y a été détectée, une fouille a été prescrite par le Service Régionale d’Archéologie du Grand Est. Et comme le joli petit monde de l’archéologie préventive est un secteur concurrentiel depuis 2003, ce sont d’autres fonctionnaires qui ont réalisé cette fouille en 2017, notre équipe de Metz Métropole dirigée par Simon Sedlbauer. Lire plus…

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Publié dans : Nouveautés,Reptiles marins

Hommes et grands Carnivores : une guerre froide sans merci

Le 18 février 2020 par Jean-Louis Hartenberger

En Afrique de l’Est, cette compétition entre amateurs de chair fraîche a débuté voici quatre millions d’années, coexistence oblige. Auparavant, les grands Carnivores étaient les prédateurs les plus nombreux en effectifs et en espèces. Au fil des millénaires leur nombre a chuté inexorablement. La cause de cette déconfiture : la montée en puissance des Hominidés servis par un cerveau de plus en plus performant. Par leur opportunisme et leur sagacité, nos ancêtres n’ont eu de cesse de soustraire à leurs adversaires les proies dont jusqu’alors ils se régalaient, et les ont affamés. Lire plus…

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Publié dans : Afrique,Biodiversité,Crises biologiques,Extinctions,Mammifères fossiles,Paléobiodiversité

Un précoce singe en marche

Le 11 décembre 2019 par Jean-Louis Hartenberger

La Bavière berceau de la bipédie avant celle de la bière ? Pourquoi pas nous disent les fossiles de Danuvius guggenmosi vieux de 11,62 millions d’années découverts à Hammerschmiede. Les mâchoires évoquent les Dryopithèques et autres grands singes du Vallésien d’Europe. Pour le corps, ce vieux primate au vaste poitrail qui vivait près du Danube avait des vertèbres lombaires pourvues d’épines allongées, des mains et poignets solides, des hanches, jambes et genoux qui permettaient la station debout. Au final il pouvait se déplacer avec autant d’aisance par bipédie à terre que par brachiation dans les arbres (1).Est-il l’ancêtre commun des grands singes et des hommes que tous les primatologues souhaitent un jour découvrir  ? Affaire à suivre mon cher Dr. Watson… Mais sous quels cieux  ? En Europe  ? En Asie  ? En Afrique  ? Lire plus…

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Publié dans : Evolution,Nouveautés,Primate

Coyotes et loups sont les vainqueurs et hantent encore de nos jours forêts et plaines de l’Amérique alors que tous les tigres à dents de sabre et lions d’Amérique sans exception, longtemps leurs complices, ont péri à jamais. Comment fut rompu cette coexistence mêlant Carnivores coureurs de petite taille et Carnivores bondissants et costauds ? C’est à nouveau le grand mouroir bitumineux de Rancho La Brea en Californie qui fournit les éléments de réponse à cette énigme historique et explique ce grand remplacement (1). Pour autant, on doit souligner qu’il n’y eut jamais de compétition ni d’affrontement directs entre ces deux types de Carnivores. C’est à l’issue d’une longue période de perturbations climatiques, à la fin du Pléistocène, et de modifications des paysages végétaux et de leurs peuplements en herbivores que les grands félins disparurent alors qu’à l’inverse continuaient à prospérer les canidés, coyotes et loups. Becs fins impénitents, les tigres à dents de sabre n’ont pas souhaité diversifier leur alimentation alors que le cheptel d’herbivores se diversifiait et se renouvelait. A l’inverse, les coyotes ont changé de régime au jour le jour, au vu du menu à la carte que la Nature proposait, bâfrant aussi bien animaux de forêt que de plaine. Lire plus…

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L’art de déglutir : une très vieille histoire

Le 7 août 2019 par Jean-Louis Hartenberger

A table, la moindre des politesses est d’avaler sa nourriture bouche close. Que penseraient vos convives, sans doute éberlués, vous voyant engloutir en détail et à grand bruit votre pitance après une séance de mastication tout aussi sonore ! Chez nous les Mammifères, cet art de la déglutition est une très vieille histoire (1). L’un de nos ancêtres, le minuscule Microdocodon du Jurassique, connaissait cette règle élémentaire de savoir-vivre héritée d’un parent du Trias, Thrinaxodon. Grâce à l’os hyoïde du larynx, l’un et l’autre avalaient aussi rapidement que silencieusement leur déjeuner ou leur dîner. C’est sur ce petit os en fer à cheval que langue et muscles de l’œsophage trouvent ancrage, et leur action génère un mouvement ondulatoire qui entraine le bol alimentaire jusqu’à l’orée de l’estomac, alors que la gueule reste fermée, et sans que s’interrompe la respiration. Tout comme aujourd’hui chez leurs descendants, et ils sont plusieurs milliards à être tout aussi bien éduqués ! Lire plus…

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Publié dans : Dinoblog,Evolution,Mammifères fossiles