Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Le menu des spinosaures s’étoffe

Le 15 mai 2018 par Lionel Cavin

On connait le goût prononcé des dinosaures de la famille des spinosauridés pour les poissons. Une nouvelle victime de leur penchant coupable vient d’être découverte gisante au milieu de l’ « empire du million d’éléphants ». Que s’est-il passé ? Comme préambule, signalons que les spinosaures ne mangeaient pas exclusivement du poisson car on a retrouvé des vertèbres de dinosaure dans ce qui fut l’estomac de l’un d’entre eux et la dent d’un autre fichée dans les vertèbres d’un ptérosaure. Mais quand-même, les poissons occupaient une place importante dans le régime alimentaire de ces dinosaures qu’on peut qualifier de piscivore. La preuve de ce régime se voit comme le nez au milieu de la figure : les spinosaures ont une gueule à manger du poisson avec leur museau allongé et étroit, leurs dents coniques, les grandes griffes de leurs pattes antérieures. Tous ces attributs sont ceux d’un bon pêcheur. Lire plus…

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Les rencontres du Dinoblog : programme

Le 10 mai 2018 par Christel Souillat

Voici le programme des rencontres du Dinoblog qui auront lieu les 7 et 8 juillet à Espéraza. (sur inscription uniquement)

Conférence du paléontologue Ronan Allain lors des rencontres 2017

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Singes en marche, singes en grimpe. Et nos aïeux ?

Le 24 avril 2018 par Jean-Louis Hartenberger

De nos jours, les grands singes ont deux modes de locomotion : les humains se déplacent au sol droits dans leurs bottes et sont bipèdes ; les non humains sont arboricoles, bons grimpeurs, et quadrupèdes au sol. Comment se déplaçaient les ancêtres des uns et des autres ? Quel coût énergétique a la marche ? Se déplacer dans les arbres n’est-il pas au moins aussi économique ? Lire plus…

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L’étude des vestiges des mondes disparus conduit parfois les paléontologues à de singulières interrogations. C’est ainsi que quelques collègues nord-américains ont choisi d’élucider une mystérieuse tendance crétacée, celle des ankylosaures américains à se fossiliser sur le dos. Rappelons que les ankylosaures sont un grand groupe de dinosaures herbivores dont le dos est caparaçonné d’os dermiques, à l’instar des tatous d’aujourd’hui. En 1970 un vétéran de la collecte de dinosaures, Charles M. Sternberg (1885-1981), membre éminent d’une éminente lignée de chasseurs de dinosaures, avait observé que « presque tous » les squelettes d’ankylosaures collectés par ses soins étaient fossilisés sur le dos, alors que la plupart des dinosaures sont préservés sur le flanc ou sur le ventre. En Mongolie en revanche, les innombrables squelettes de Pinacosaurus, l’ankylosaure local, sont généralement fossilisés le ventre en bas, ce qui constitue à première vue une curieuse divergence. Lire plus…

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On a retrouvé la grand-mère du polyptère !

Le 3 avril 2018 par Lionel Cavin

Un poisson de base, le poisson rouge de votre bocal ou le maquereau de votre assiette, est généralement pourvu de sept ou huit nageoires : cinq sont sur le ventre, une ou deux sur le dos et une, tout au bout du corps, qui lui sert de queue. Mais quelques chanceux en ont beaucoup plus comme les polyptères. Leur nom signifie, je vous le donne en mille, « celui aux nombreuses nageoires » car ces poissons portent sur le dos une longue série de petites nageoires piquantes. Malgré l’apparence originale de ces animaux, donc plutôt facile à reconnaître sous forme de fossiles, on ne connaît pas grand-chose de leur histoire évolutive. Considérés comme les plus primitifs des poissons vivants à nageoires rayonnées (c’est-à-dire les actinoptérygiens), on s’attendrait à trouver leurs fossiles dans des roches au moins trois fois plus âgées que celles qui contiennent leurs plus anciens fossiles. Mais voilà, rien à faire, la grand-mère des polyptères se terre. Enfin, c’était vrai jusqu’à une date récente car il semble bien que l’aïeule tant recherchée se planquait quelque part sous terre au cœur de l’Asie, la petite coquine. Elle aurait été aperçue dans des roches vieilles de 200 à 250 millions d’années, ce qui est tout de même plus respectable que les 100 petits millions d’années correspondant à l’âge du plus vieux fossile connu jusqu’ici. Lire plus…

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