Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Arnaud Filoux est archéozoologue, spécialiste de la faune du sud-est asiatique

En ces temps troublés où l’église n’est pas en odeur de sainteté, il est bon de rappeler qu’à une époque pas si lointaine, 150 ans, certains hommes d’église n’avaient pas que dieu dans leur viseur et notamment un certain missionnaire lazariste originaire d’Espelette. Car si Espelette est connue pour ses piments, ce charmant village du Pays Basque l’est aussi grâce à deux grandes figures nationales qui ont déambulé dans ses rues, la première miss France (Agnès Souret) et celui qui nous intéresse un peu plus en ce 11 mars, le Père Armand David. Lire plus…

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Les cœlacanthes ne meurent jamais

Le 25 février 2019 par Jean Le Loeuff

Lionel Cavin, notre paléoichthyologue suisse préféré, adore les cœlacanthes, ces gros poissons huileux avec un e dans l’o et leur a donc consacré un petit livre aux éditions du Cavalier Bleu. Lire plus…

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Quand les mammifères mordent la poussière…

Le 10 décembre 2018 par Helder Gomes Rodrigues

Helder Gomes Rodrigues est paléontologue spécialiste de l’évolution des mammifères. Cet article est inspiré de sa conférence aux dernières Rencontres du Dinoblog

Quand t’es dans le désert depuis très longtemps et que tu te demandes à quoi ça sert… d’avoir des longues dents. Pas question de parler d’animaux carnivores ici, mais plutôt de paisibles mammifères herbivores présentant la singulière particularité d’avoir développé des dents à croissance prolongée ou continue se manifestant par une couronne dentaire très haute. Si vous vous demandez si cela contribue ou non à embellir leur sourire, là n’est pas la question, mais plutôt à quoi ces grandes dents peuvent-elles bien leur servir ? Lire plus…

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Histoire d’un fémur mal nommé de Fukushima à Saint-Mamert

Le 12 novembre 2018 par Jean-Louis Hartenberger

On vient de redécouvrir dans les collections d’une université du Japon un fémur sous une étiquette erronée : catalogué « dinosaure » voici 60 ans, il s’avère qu’il appartient à un de ces ours de mer du Pacifique qui hantèrent ses rivages tout au long du Miocène (1). Si l’on ajoute que le gisement est proche de la tristement célèbre ville de Fukushima et que le spécimen a subi depuis sa découverte d’autres avanies, on ne peut s’empêcher de saluer la pugnacité des chercheurs qui mettent en lumière ce bout d’os que tant d’autres auraient méprisé. Lire plus…

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Vous avez raté les quatrièmes rencontres du Dinoblog : Jean-Louis nous offre une petite séance de rattrapage avec le texte de sa conférence.

L’idée de cet essai, je la dois à l’intervention de Michel Brunet dans une émission de France Inter « La tête au carrée » de Mathieu Vidard. Ce 2 février 2018 en début d’après-midi, l’inventeur de Toumaï était mal à l’aise face aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il s’était refusé jusque là de publier la description du fémur supposé de Toumaï. Ses réponses étaient dilatoires, confuses, mal argumentées, et dans le même temps il invoquait des règles de déontologie qu’il avait lui-même foulées au pied. C’est avec véhémence qu’il prétendait défendre une sorte de « protection des sources » qui dans le domaine de la science n’a jamais eu cours. Et je me suis transporté quelques années plus tôt, lorsque je lisais un ouvrage remarquable de Herbert Thomas qui a décortiqué l’escroquerie de Piltdown, cet archétype de la fraude paléontologique qui durant plus de 100 ans a été le sujet de plus d’un millier de publications, a empoisonné la vie scientifique d’une nation et de sa communauté de scientifiques, pour ne trouver son issue que récemment, une fois que fut établie sans conteste l’identité du fraudeur, en l’occurrence l’inventeur des soi-disant fossiles, Charles Dawson. Paru en 2002, le livre de Herbert Thomas ne fermait pas l’instruction et ne jetait l’opprobre sur aucun coupable. Mais c’était et reste une analyse précise des faits. Surtout, après lecture attentive de différentes archives épistolaires, l’auteur disculpait définitivement Teilhard de Chardin, l’un des supposés coupables récemment jeté en pâture par Stephen Jay Gould que l’on a connu plus pertinent dans un débat que l’on aurait pu croire sans fin. On ne s’improvise pas sans bagages historien des sciences. Cette mise au point de Herbert Thomas est aujourd’hui reconnue comme une pierre de touche, a milestone comme l’on dit outre Manche, dans une enquête qui a débuté en décembre 1913 à l’issue de la présentation du soi-disant plus vieil anglais devant la Royal Society of Surgeons de Londres.

Mais dans le domaine des recherches sur les origines de l’homme, Piltdown n’est pas la seule affaire où des manigances, tromperies, erreurs de toute nature ont été divulguées et jetées en pâture au public sans esprit critique, lui proposant une vision plus qu’erronée, souvent caricaturale et sommaire sur un sujet qui passionne tout le monde et qui mériterait plus de rigueur : les origines de l’homme. On peut classer ces « « erreurs de jugement » en conjuguant sous ses différentes formes le verbe tromper, et cette conférence propose donc de revisiter dans ses formes transitive, intransitive et passive ce verbe, avec le regard d’un paléontologue reclus d’ans et d’expérience au point d’avouer d’emblée qu’il s’est souvent trompé et a pu être trompé. Mais c’est tout. Lire plus…

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Publié dans : Rencontres du Dinoblog