Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Théropode

Un gros pavé est tombé le 23 mars dans la petite mare de la phylogénie dinosaurienne : les théropodes seraient le groupe frère des ornithischiens. Saperlipopette ! Cela mérite forcément quelques éclaircissements. Votre petite fille de 4 ans pourra vous l’expliquer plus en détail si nécessaire, mais voici 130 ans que l’on classe les dinosaures en deux grands groupes : les ornithischiens et les saurischiens. Les premiers sont caractérisés par un bassin à 4 branches et la présence d’un os supplémentaire à la mâchoire inférieure. Au sein des ornithischiens on distingue les thyréophores (Stegosaurus, Ankylosaurus et consorts), les ornithopodes (Iguanodon) et les marginocéphales (Psittacosaurus et Triceratops). Les seconds ont notamment un bassin à trois branches. Ils comprennent les sauropodes herbivores (Diplodocus et ses amis) et les théropodes carnivores (Tyrannosaurus et tutti quanti). Elémentaire. Lire plus…

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Voici un bien curieux animal qui nous vient tout droit du Chili et du Jurassique supérieur. Du Chili et du Jurassique : oui, notre rédactrice en chef s’est pris de passion pour le zeugma, alors on fait ce qu’on peut. Chilesaurus, dont l’étymologie ne nécessite pas, je pense, une longue analyse, fait partie du groupe des théropodes. Il est plus précisément ce que les paléontologues appellent un Tétanoure basal, ce qui peut, en revanche, mériter quelques explications. Les Tétanoures sont le grand groupe de dinosaures qui comprend Allosaurus, Megalosaurus, Tyrannosaurus et la plupart des théropodes populaires (« raptors », ornithomimosaures, oiseaux, spinosaures, etc.). N’en font pas partie les théropodes primitifs du Trias, les Coelophysidae et le grand groupe des cératosaures qui, outre Ceratosaurus, englobe la famille des Abelisauridae, les grands carnivores crétacés des continents du sud et d’Europe. Bref si vous avez suivi, Chilesaurus est un lointain grand-oncle de Megalosaurus et Spinosaurus… C’est cool mais cela valait-il un billet de DinOblog ?

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Un dinosaure qui avait le bras long

Le dinosaure dont il sera question aujourd’hui appartient à la famille des Scansoriopterygidae, qui n’est certainement pas la plus célèbre famille de dinosaures mais assurément l’une des plus curieuses. Les quelques bestioles qui la constituent sont de minuscules animaux chinois et jurassiques de la taille d’un pigeon et pourvus d’un troisième doigt de la main démesurément long. Vraiment long puisque le bras d’un scansorioptérygidé peut être plus long que son corps ! Curieuse fantaisie qui rappelle, par exemple, les ptérosaures. Les auteurs des premiers travaux sur les premiers scansorioptérygidés découverts à l’aube du XXIè siècle (Scansoriopteryx aussi connu sous le nom d’Epidendrosaurus et Epidexipteryx) ont supposé que ces très longs doigts pouvaient être liés à un mode de vie arboricole.

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La réputation de brute sanguinaire du tyrannosaure s’en relèvera-t-elle ? Sans doute, mais une analyse parue au mois d’août dans la revue Ethology, Ecology & Evolution suggère que les tyrannosaures ne se contentaient pas de chasser, de bâfrer et de digérer. Ils jouaient. De préférence avec un os sphérique, un condyle occipital de cératopsien. Bref ils jouaient à la balle. Foutaises ? Pas si sûr.

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Dans la course à « j’en-ai-une-plus-grande-que-toi » (une plus grande taille corporelle, s’entend), on a vu dans la catégorie des dinosaures carnivores le T. rex se faire battre par le redoutable Spinosaurus : 13 mètres pour le premier contre 17 mètres pour second selon une estimation de 2005 basée sur un fragment de crâne en provenance du Maroc. L’histoire de Spinosaurus est bien plus ancienne puisque le genre a été décrit en 1912 par le paléontologue allemand Ernst Stromer sur du matériel en provenance du Crétacé d’Egypte. La vie de cet homme est une aventure romanesque pleine de drames et de passion, mais laissons ceci de côté pour nous intéresser à son dinosaure. Et l’histoire de ce dernier commence mal car le spécimen type (le spécimen étalon d’une espèce) de Spinosaurus aegyptiacus fut détruit en 1944 lors du bombardement du Musée d’histoire naturelle de Munich où il était conservé. Lorsqu’un holotype est perdu on peut définir un néotype, et c’est ce que vient de faire une équipe internationale dans un article publié dans Science Express.

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