Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Amérique du Nord

Emotion dans les chaumières : Tyrannosaurus n’aurait pas eu de plumes selon un article paru dans le journal Biology Letters qui décrit pour la première fois des traces de peau de T. rex. La belle affaire ! penseront ceux qui n’avaient pas eu connaissance de la passionnante hypothèse selon laquelle T. rex aurait pu en avoir (des plumes…), et ceux qui ont déjà lu ce billet. Pour les autres le choc est immense, le bouleversement à la mesure de leur attachement à un tyrannosaure plumeux. Et l’on se gausse : mais il n’y a que des tout petits morceaux de peaux dans cet article lit-on sur les réseaux sociaux, et sans le moindre doute, tel la première autruche venue, T. rex avait à la fois des plumes et des parties de sa peau recouvertes d’écailles. Voire… Lire plus…

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Il y a quelques mois une petite fille très sérieuse me demandait combien de temps un dinosaure passait dans son œuf avant d’éclore. Et bien chère petite fille lui répondis-je, on n’en sait fichtre rien ! Et on n’a même aucun moyen pour le savoir. Elle me contempla, déçue, avec un peu de commisération tout de même, comme l’on regarde un vieil oncle un peu couillon incapable de répondre aux questions les plus élémentaires alors qu’on le paie pour ça (ce à quoi je ferais d’ailleurs remarquer, en ces temps de campagne électorale, que si tout salaire méritait travail ça se saurait). Et bien ma réponse était lamentable en réalité, mais pour ma défense je dirais que c’est de la faute à von Ebner. Viktor von Ebner (1842-1925), fut un distingué anatomiste autrichien. Lire plus…

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La fréquentation quotidienne d’un pré-ado est l’occasion de découvertes capitales. Dans mon cas, le pré-ado domestique m’a permis de (re)faire connaissance avec le film « Back to the Future » d’une part et de découvrir le monde des animaux du futur d’autre part. « Back to the future » est un film des années 1980 qui vient de faire parler de lui car le futur des années 1980, précisément le 21 octobre 2015, vient récemment de se transformer en passé… On y parle du fameux paradoxe temporel « si je retourne dans le passé et tue mon grand-père, que se passera-t-il pour moi ? » et autres galéjades du même genre. L’autre source d’émerveillement transmise par ma progéniture est les animaux du futur, ceux de la série télé et ceux du livre de Marc Boulay et Sébastien Steyer (aux éditions Belin). Ainsi l’argentide et le suceur-sauteur sont devenus pour nous des êtres aussi réels que le grand panda et le bubale de Coke, voire même un peu plus. Toute cette introduction pour vous parler de la bête du jour : le Tullimonstrum gregarium ! Rien de tel pour mieux décrire l’animal que de présenter sa plus récente reconstitution. Lire plus…

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Le diplodocus broutait bas

Le diplodocus, nul ne l’ignore, avait un long cou. Un long cou, mais pour quoi faire ? La belle affaire ! Pour brouter la cime des arbres, pardi, tel la première girafe venue… Que nenni !

Cessez de l’imaginer tendant le cou vers les délectables feuillages des plus hautes futaies à s’en décrocher les vertèbres. Selon certains chercheurs, en effet, c’est vers le bas que Diplodocus s’alimentait. C’est la strate herbacée, voire arbustive qu’il consommait, et comme il n’y avait pas d’herbes (au sens graminées) au Jurassique supérieur quand vivait notre ami, il devait engloutir des prèles par quintaux pour assouvir son appétit que l’on suppose robuste. Lire plus…

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En pédalant l’autre jour sur une petite île au milieu du Mékong, je butai sur un coq. Ce coq, au milieu du chemin, grattait le sol avec frénésie et ses petites pattes griffues. Un bon mètre carré de sentier était creusé de stries résultant de cette activité énergique menée sans doute à la recherche de quelques gourmandises que le sol recèle. Et je ne pus m’empêcher, là, juché sur mon vélocipède, de penser à ce brillant travail qui venait de paraître quelques jours plus tôt dans la revue en ligne Nature/Scientific Reports. Car Martin Lockley, le Boss de la paléoichnologie, venait d’y décrire de semblables marques de grattage, mais fossilisées et d’une toute autre ampleur. Lire plus…

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