Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Amérique du Nord

Un bébé avançant à quatre pattes, ce n’est pas forcément une image qui laisse pantois. Mais quand il s’agit de dinosaures ornithopodes, et plus précisément d’hadrosaures (les célèbres « becs de canard ») ce n’est pas l’hypothèse privilégiée jusqu’à maintenant : on suppose en effet que si les adultes, qui pouvaient peser plusieurs tonnes, étaient quadrupèdes, les jeunes se déplaçaient sur leurs pattes postérieures jusqu’à atteindre un certain poids à partir duquel ils basculaient sur quatre pattes. Ces considérations sont basées sur l’examen de nombreux ossements désarticulés du dinosaure américain Maiasaura dont on connaît les restes de jeunes et d’adultes. Et l’on a eu tendance, ces derniers années, à généraliser cette idée à l’ensemble des hadrosaures, voire des gros ornithopodes. Mais Maiasaura était-il représentatif de l’ensemble des hadrosaures ? Deux découvertes américaines ont quelque peu bousculé cet élégant concept ces derniers mois. La première est une découverte d’empreintes de pas d’un tout petit hadrosaure d’Alaska ; la seconde celle du squelette d’un bébé edmontosaure au Montana. Lire plus…

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Achille, 3 ans et des poussières, est l’heureux propriétaire d’un ankylosaure rouge dont il se sépare le plus rarement possible ; il l’accompagne à la plage, dans son bain, à table… Achille possède pourtant une horde de dinosaures variés et en constante augmentation mais son préféré, ce n’est ni le T. rex, ni le Diplo, c’est l’ankylosaure rouge. Des paléontologues viennent de lui donner raison, ou du moins de conforter scientifiquement cet attachement apparemment irrationnel : l’ankylosaure d’Achille, quoique manufacturé en Chine avant cette nouvelle découverte, pourrait bien avoir été dans les tons rouges. Lire plus…

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Emotion dans les chaumières : Tyrannosaurus n’aurait pas eu de plumes selon un article paru dans le journal Biology Letters qui décrit pour la première fois des traces de peau de T. rex. La belle affaire ! penseront ceux qui n’avaient pas eu connaissance de la passionnante hypothèse selon laquelle T. rex aurait pu en avoir (des plumes…), et ceux qui ont déjà lu ce billet. Pour les autres le choc est immense, le bouleversement à la mesure de leur attachement à un tyrannosaure plumeux. Et l’on se gausse : mais il n’y a que des tout petits morceaux de peaux dans cet article lit-on sur les réseaux sociaux, et sans le moindre doute, tel la première autruche venue, T. rex avait à la fois des plumes et des parties de sa peau recouvertes d’écailles. Voire… Lire plus…

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Il y a quelques mois une petite fille très sérieuse me demandait combien de temps un dinosaure passait dans son œuf avant d’éclore. Et bien chère petite fille lui répondis-je, on n’en sait fichtre rien ! Et on n’a même aucun moyen pour le savoir. Elle me contempla, déçue, avec un peu de commisération tout de même, comme l’on regarde un vieil oncle un peu couillon incapable de répondre aux questions les plus élémentaires alors qu’on le paie pour ça (ce à quoi je ferais d’ailleurs remarquer, en ces temps de campagne électorale, que si tout salaire méritait travail ça se saurait). Et bien ma réponse était lamentable en réalité, mais pour ma défense je dirais que c’est de la faute à von Ebner. Viktor von Ebner (1842-1925), fut un distingué anatomiste autrichien. Lire plus…

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La fréquentation quotidienne d’un pré-ado est l’occasion de découvertes capitales. Dans mon cas, le pré-ado domestique m’a permis de (re)faire connaissance avec le film « Back to the Future » d’une part et de découvrir le monde des animaux du futur d’autre part. « Back to the future » est un film des années 1980 qui vient de faire parler de lui car le futur des années 1980, précisément le 21 octobre 2015, vient récemment de se transformer en passé… On y parle du fameux paradoxe temporel « si je retourne dans le passé et tue mon grand-père, que se passera-t-il pour moi ? » et autres galéjades du même genre. L’autre source d’émerveillement transmise par ma progéniture est les animaux du futur, ceux de la série télé et ceux du livre de Marc Boulay et Sébastien Steyer (aux éditions Belin). Ainsi l’argentide et le suceur-sauteur sont devenus pour nous des êtres aussi réels que le grand panda et le bubale de Coke, voire même un peu plus. Toute cette introduction pour vous parler de la bête du jour : le Tullimonstrum gregarium ! Rien de tel pour mieux décrire l’animal que de présenter sa plus récente reconstitution. Lire plus…

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