Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Amérique du Nord

Le diplodocus broutait bas

Le diplodocus, nul ne l’ignore, avait un long cou. Un long cou, mais pour quoi faire ? La belle affaire ! Pour brouter la cime des arbres, pardi, tel la première girafe venue… Que nenni !

Cessez de l’imaginer tendant le cou vers les délectables feuillages des plus hautes futaies à s’en décrocher les vertèbres. Selon certains chercheurs, en effet, c’est vers le bas que Diplodocus s’alimentait. C’est la strate herbacée, voire arbustive qu’il consommait, et comme il n’y avait pas d’herbes (au sens graminées) au Jurassique supérieur quand vivait notre ami, il devait engloutir des prèles par quintaux pour assouvir son appétit que l’on suppose robuste. Lire plus…

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En pédalant l’autre jour sur une petite île au milieu du Mékong, je butai sur un coq. Ce coq, au milieu du chemin, grattait le sol avec frénésie et ses petites pattes griffues. Un bon mètre carré de sentier était creusé de stries résultant de cette activité énergique menée sans doute à la recherche de quelques gourmandises que le sol recèle. Et je ne pus m’empêcher, là, juché sur mon vélocipède, de penser à ce brillant travail qui venait de paraître quelques jours plus tôt dans la revue en ligne Nature/Scientific Reports. Car Martin Lockley, le Boss de la paléoichnologie, venait d’y décrire de semblables marques de grattage, mais fossilisées et d’une toute autre ampleur. Lire plus…

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La célèbre massue caudale d’Ankylosaurus est au menu de ce jour. Un siècle d’illustrations nous ont fait rentrer dans le cerveau que le fameux dinosaure herbivore américain utilisait cette massue, comme son nom l’indique, pour balancer de grands coups dans les pattes des tyrannosaures et les dissuader ainsi de le consommer. Avant d’ouvrir ce chapitre paléobiologique (servait-elle vraiment, cette massue, à asséner des coups brutaux ? N’était-ce pas plutôt un perchoir pour de gentils petits oiseaux ?), penchons-nous, à la suite des paléontologues Victoria M. Arbour et Philip J. Currie, sur son évolution.

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Non, je ne suis pas particulièrement obsédé par les tyrannosaures, est-ce ma faute si les revues scientifiques pullulent d’articles sur le plus vieux, le plus gros, ou le plus con des tyrannosaures ? Il faut bien que quelqu’un les écrive ces articles (pas moi, je le jure, je n’ai jamais commis un article scientifique sur un tyrannosaure et jamais cela ne m’arrivera, c’est une décision irrévocable…) et donc que quelqu’un les lise (moi) pour vous en causer.   Lire plus…

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Mort d’un ptérodactyle

Il ne sera pas question ici du trépas de l’un de ces délicieux reptiles volants du Mésozoïque, dont les causes auraient été élucidées par la sagacité d’un paléontologue. Non, ce billet reprend simplement le titre d’un article paru au mois d’août dans la revue scientifique Antiquity, un fort sérieux journal qui traite de nombreuses facettes des recherches archéologiques mais ne donne pas dans la paléontologie. « The death of a pterodactyl », c’est pourtant le titre d’un des articles parus dans le numéro d’août 2015, un titre qui ne pouvait qu’éveiller l’intérêt du dinoblogueur moyen. Lire plus…

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