Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Amérique du Sud

S’il n’est pas, loin s’en faut, l’un des dinosaures les mieux connus ostéologiquement parlant, Agustinia est un incontournable pour les collectionneurs de figurines de dinosaures : c’est un sauropode de taille moyenne recouvert d’extraordinaires appendices osseux prolongeant ses vertèbres et constituant une double crête sur son cou et son échine dorsale. L’animal vivait en Argentine, dans la province de Neuquen et qui plus est durant l’Aptien (125-113 Ma). Il a été découvert à la fin des années 1990 et décrit par le pape de la dinosaurologie argentine, José Bonaparte, en 1999. Lire plus…

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Le glyptodon est aux mammifères ce que la tortue est aux reptiles : un véritable tank sur pattes. Les glyptodons sont des membres incontournables de la mégafaune sud américaine qui se sont éteints à la fin du dernier âge glaciaire, il y a moins de 10.000 ans. Une nouvelle étude parue dans la revue Current Biology vient de bouleverser notre vision de l’histoire évolutive de ces géants cuirassés.

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Voici un bien curieux animal qui nous vient tout droit du Chili et du Jurassique supérieur. Du Chili et du Jurassique : oui, notre rédactrice en chef s’est pris de passion pour le zeugma, alors on fait ce qu’on peut. Chilesaurus, dont l’étymologie ne nécessite pas, je pense, une longue analyse, fait partie du groupe des théropodes. Il est plus précisément ce que les paléontologues appellent un Tétanoure basal, ce qui peut, en revanche, mériter quelques explications. Les Tétanoures sont le grand groupe de dinosaures qui comprend Allosaurus, Megalosaurus, Tyrannosaurus et la plupart des théropodes populaires (« raptors », ornithomimosaures, oiseaux, spinosaures, etc.). N’en font pas partie les théropodes primitifs du Trias, les Coelophysidae et le grand groupe des cératosaures qui, outre Ceratosaurus, englobe la famille des Abelisauridae, les grands carnivores crétacés des continents du sud et d’Europe. Bref si vous avez suivi, Chilesaurus est un lointain grand-oncle de Megalosaurus et Spinosaurus… C’est cool mais cela valait-il un billet de DinOblog ?

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Décidément il semblerait que les petites bêtes aient une fâcheuse tendance à vouloir imiter les grands de ce monde. Après la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, le krill qui voulait devenir baleine (ici), laissez moi vous conter l’histoire du rongeur qui voulait imiter l’éléphant.

Evidemment, si je dis rongeur, vous pensez immédiatement souris et rats, et ceci a le don d’énerver le rodentologue (spécialiste des rongeurs) que je suis. Saviez-vous en effet que les rongeurs forment le groupe le plus diversifié de mammifères ? Sur les 5400 espèces de mammifères actuels, 2277 sont des rongeurs et il a probablement existé plus d’espèces de rongeurs au cours des derniers 56 millions d’années que d’espèces de dinosaures pendant la totalité de leur règne (soit 186 millions d’années mais il est vrai que les oiseaux se sont bien rattrapés depuis la crise Crétacé/Tertiaire). Lire plus…

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C’est bien sûr du régime alimentaire de nos ancêtres dont je vais discourir, me fondant sur un travail récent d’archéologues bio-géochimistes (1). Leur étude porte sur l’analyse de coprolithes découverts dans les assises d’un campement de Néandertaliens du Paléolithique moyen. Le gisement est près d’Alicante en Espagne, au lieu dit El Salt, et il est étudié depuis plusieurs années. Il a pu être mis en évidence qu’en de nombreuses occasions les hommes s’y étaient installés et y avaient vécu, entre 60 000 et 45 000 ans. Parmi les restes fossiles livrés par les différentes couches de ce sol d’occupation, les chercheurs font état de la découverte de coprolithes, fèces fossiles de Néandertaliens, et des résultats des analyses bio géochimiques très sophistiquées qu’ils ont conduit en laboratoire. Ils concluent que le régime alimentaire de ces hommes fossiles était composé de viande et de végétaux, et de ce point de vue ce résultat est en accord avec d’autres travaux utilisant des approches différentes, en d’autres lieux et sur d’autres types de fossiles : stries d’usure de l’émail des dents, analyses isotopiques des ossements, etc. Ainsi ces hominidés étaient-ils omnivores. Le clou de leurs analyses est qu’elle leur permet d’avancer que les Néandertaliens, tout comme les hommes modernes, avaient un taux élevé de conversion du cholestérol en coprostanol, et ce grâce à la présence d’une flore bactérienne dans leur tube digestif capable d’assumer cette transformation.

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