Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Afrique

L’antilope qui barétait comme un hadrosaure

Une antilope fossile découverte au cœur de l’Afrique portait une crête sagittale en S, caisse de résonance à ses meuglements. Elle est le premier mammifère qui révèle une telle particularité anatomique qui jusqu’ici n’avait été observée que chez certains dinosaures, les hadrosaures lambéosaures. Comme chez ces derniers, en soufflant et bramant au travers de cette excroissance caverneuse, les sons ainsi modulés permettaient d’exprimer aussi bien des cris d’amour que des invitations à partager des herbages de qualité, à moins qu’ils ne préviennent de la présence de rôdeurs mal intentionnés.

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Hernie discale chez les dinosaures

On sait que les dinosaures souffraient de maladies osseuses variées : infections, fractures, spondylarthrose, maladie de Paget, goutte, spondylose déformante, etc. Une équipe germano-américaine vient d’ajouter une nouvelle pathologie à cette longue liste : les sauropodes souffraient d’hernie discale, les malheureux.

C’est le squelette partiel d’un sauropode jurassique du Niger qui a permis ce diagnostic. Il a été extrait par une expédition du Musée de Brunswick, entre 2005 et 2008, dans la région d’Agadez. La queue de l’animal présente sept vertèbres pathologiques : les dix-septième et dix-huitième vertèbres sont soudées l’une à l’autre, un phénomène déjà observé chez d’autres sauropodes (voir ce billet). La nouveauté concerne lesvertèbres 7 à 11 qui présentent des lésions curieuses sur leurs articulations antérieures et postérieures. Ce sont des perforations de la surface articulaire qui s’étendent et s’élargissent à l’intérieur du corps vertébral.Les marges de ces perforations sont par ailleurs arrondies et lisses, et elles ne sont pas survenues post-mortem mais se produisirent du vivant du malheureux animal.

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Poisson à la carte pour Spinosaurus

Quel amateur de paléontologie ne sait pas que le dinosaure théropode Spinosaurus mangeait du poisson ? Tout chez lui traduit son goût de la gent aquatique : son museau et ses dents de crocodile, ses griffes d’harponneur et même le signal géochimique de ses os. A ces particularités s’ajoutent une exubérante crête dorsale et des pattes postérieures malingres, autant d’atouts qui placent Spinosaurus à la limite du ridicule, malgré les 17 mètres qui séparaient parfois le bout de son museau du bout de sa queue. Spinosaurus et les autres spinosauridés mangeaient donc du poisson (plus quelques autres animaux terrestres et volants comme l’attestent des restes de dinosaures et de ptérosaures ayant subi leurs foudres) et généralement, on se contente de cette affirmation. Et bien nous, non ! On a voulu aller plus loin en cherchant à mieux connaître les pauvres victimes de Spinosaurus (en fait, dans cette étude, les poissons nous intéressent pour eux-mêmes et peu importe que les spinosaures les mangeassent ou les négligeassent, mais c’est toujours mieux de parler d’un dinosaure en introduction d’un billet. Que cela reste entre nous ;-) Lire plus…

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La baleine qui monte, qui monte, qui monte…

On a trouvé une baleine à bec dans des sédiments du Miocène (17 ma) près de la vallée du Rift, au Kenya, à 620 mètres d’altitude et à 740 km du rivage de l’océan Indien ! De fait c’est une redécouverte : le fossile était considéré perdu. Cette retrouvaille peut être qualifiée de résurrection car cette baleine là permet de dater enfin avec précision un événement majeur de l’histoire de l’Afrique de l’Est : la surrection de cet immense plateau qui s’allonge du Nord au Sud sur plusieurs milliers de kilomètres, et qui connaît à cette occasion un changement climatique et environnemental profond. Et on se souvient que le Rift d’Afrique de l’Est fut le théâtre où se sont joués les premiers actes de l’évolution de nos ancêtres les Primates Anthropoïdes. Cette datation est donc un événement scientifique majeur. Lire plus…

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C’est en Éthiopie, dans l’Hadar, sur les rives de l’Awash, que furent débusqués en novembre 1974, voici donc quarante ans, les restes d’un hominidé de plus de 3 millions d’années. Les auteurs de cet exploit scientifique sont une équipe bigarrée, internationale aussi obstinée qu’enthousiaste de géologues et paléontologues et de leurs assistants. Surnommée Lucy, cette petite femme venue du fond des âges fera, comme la chanson, le tour du monde, et avec elle, la paléoanthropologie verra naître un nouveau paradigme. Lire plus…

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