Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Afrique

Poisson à la carte pour Spinosaurus

Quel amateur de paléontologie ne sait pas que le dinosaure théropode Spinosaurus mangeait du poisson ? Tout chez lui traduit son goût de la gent aquatique : son museau et ses dents de crocodile, ses griffes d’harponneur et même le signal géochimique de ses os. A ces particularités s’ajoutent une exubérante crête dorsale et des pattes postérieures malingres, autant d’atouts qui placent Spinosaurus à la limite du ridicule, malgré les 17 mètres qui séparaient parfois le bout de son museau du bout de sa queue. Spinosaurus et les autres spinosauridés mangeaient donc du poisson (plus quelques autres animaux terrestres et volants comme l’attestent des restes de dinosaures et de ptérosaures ayant subi leurs foudres) et généralement, on se contente de cette affirmation. Et bien nous, non ! On a voulu aller plus loin en cherchant à mieux connaître les pauvres victimes de Spinosaurus (en fait, dans cette étude, les poissons nous intéressent pour eux-mêmes et peu importe que les spinosaures les mangeassent ou les négligeassent, mais c’est toujours mieux de parler d’un dinosaure en introduction d’un billet. Que cela reste entre nous ;-) Lire plus…

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La baleine qui monte, qui monte, qui monte…

On a trouvé une baleine à bec dans des sédiments du Miocène (17 ma) près de la vallée du Rift, au Kenya, à 620 mètres d’altitude et à 740 km du rivage de l’océan Indien ! De fait c’est une redécouverte : le fossile était considéré perdu. Cette retrouvaille peut être qualifiée de résurrection car cette baleine là permet de dater enfin avec précision un événement majeur de l’histoire de l’Afrique de l’Est : la surrection de cet immense plateau qui s’allonge du Nord au Sud sur plusieurs milliers de kilomètres, et qui connaît à cette occasion un changement climatique et environnemental profond. Et on se souvient que le Rift d’Afrique de l’Est fut le théâtre où se sont joués les premiers actes de l’évolution de nos ancêtres les Primates Anthropoïdes. Cette datation est donc un événement scientifique majeur. Lire plus…

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C’est en Éthiopie, dans l’Hadar, sur les rives de l’Awash, que furent débusqués en novembre 1974, voici donc quarante ans, les restes d’un hominidé de plus de 3 millions d’années. Les auteurs de cet exploit scientifique sont une équipe bigarrée, internationale aussi obstinée qu’enthousiaste de géologues et paléontologues et de leurs assistants. Surnommée Lucy, cette petite femme venue du fond des âges fera, comme la chanson, le tour du monde, et avec elle, la paléoanthropologie verra naître un nouveau paradigme. Lire plus…

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Depuis que je suis gamin, j’entends dire que les mammifères mésozoïques ont vécu dans l’ombre des dinosaures. C’est vrai que les dinosaures sont généralement du genre balèze mais, ma bonne dame, imaginez un peu la taille de l’ombre d’un dinosaure ! Au petit matin, elle était certainement suffisamment grande pour pouvoir abriter toute une ménagerie de bêtes à poils. Qu’on ait pu y faire tenir tout le zoo de Vincennes ou non, ce qui est sûr en revanche c’est que pas mal d’idées reçues se sont logées dans ces zones d’ombre dinosauriennes … Alors, les mammifères mésozoïques ont-ils jamais vu la couleur du jour ou bien ont-ils été condamnés à un long séjour à l’ombre des sauriens ? Deux récentes études ont permis à ces mammifères de seconde zone (ou devrais-je dire de seconde aire) de sortir de l’ombre des terribles lézards.

Dans l’ombre de dinosaures. Copyright GraphicMaster

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Dans la course à « j’en-ai-une-plus-grande-que-toi » (une plus grande taille corporelle, s’entend), on a vu dans la catégorie des dinosaures carnivores le T. rex se faire battre par le redoutable Spinosaurus : 13 mètres pour le premier contre 17 mètres pour second selon une estimation de 2005 basée sur un fragment de crâne en provenance du Maroc. L’histoire de Spinosaurus est bien plus ancienne puisque le genre a été décrit en 1912 par le paléontologue allemand Ernst Stromer sur du matériel en provenance du Crétacé d’Egypte. La vie de cet homme est une aventure romanesque pleine de drames et de passion, mais laissons ceci de côté pour nous intéresser à son dinosaure. Et l’histoire de ce dernier commence mal car le spécimen type (le spécimen étalon d’une espèce) de Spinosaurus aegyptiacus fut détruit en 1944 lors du bombardement du Musée d’histoire naturelle de Munich où il était conservé. Lorsqu’un holotype est perdu on peut définir un néotype, et c’est ce que vient de faire une équipe internationale dans un article publié dans Science Express.

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