Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Ornithischien

Retour sur ce Psittacosaurus dont nous évoquâmes les fantastiques poils de la queue la semaine dernière. Ce fossile chinois, exposé au Muséum de Francfort-sur-le-Main, est en effet extraordinairement conservé, une grande partie de sa peau étant exposée, préservée sous la forme de phosphates de calcium issus des sels minéraux contenus dans les écailles. Ce « film » de peau recouvre tout le spécimen, y compris les os, mais une partie a été enlevée lors de la préparation initiale avant que quelqu’un ne fasse comprendre au préparateur que le squelette de ce dix millième psittacosaure n’avait aucun intérêt et qu’en revanche sa peau, ben, si ! « Wang si tu continues à bousiller la peau de ce psittaco je te transforme en nems illico ! » Lire plus…

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C’est un fossile qui avait eu son heure de gloire à l’aube du XXIe siècle qui revient sur le devant de la scène ces jours-ci. Ce petit squelette de Psittacosaurus, acquis par le Musée Senckenberg de Francfort après de nombreuses tribulations aux Etats-Unis et en Europe a été découvert quelque part en Chine. On ne sait pas vraiment où, si ce n’est quelque part dans le Liaoning, car il est passé entre les mains d’un bon nombre d’intermédiaires avant d’être acheté par le muséum allemand. Combien ça coûte ? « Comments on its price are inappropriate » répondent les chercheurs teutons, circulez y’a rien à voir ! Alors normalement les dinosaures chinois sont censés rester en Chine, leur exportation étant illégale, surtout quand ce sont comme ici des spécimens exceptionnels. Mais la Chine n’ayant pas déclaré la guerre à l’Allemagne, on se dit que depuis 2001 il y a peut-être eu un arrangement (financier ? je dirais que cette question est inappropriée). Lire plus…

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Nous évoquions ici les tendances piscivores de certains grands dinosaures carnivores du Jurassique, les mégalosaures. La piscivorie dinosaurienne était d’actualité ces dernières semaines puisqu’une équipe sino-chinoise de l’Institut de Géologie de Pékin a jeté un sacré pavé dans la mare au mois d’août 2016, ou du moins un ankylosaure dans le lac. Liaoningosaurus paradoxus, c’est de lui qu’il s’agit, est un minuscule ankylosaure du Crétacé inférieur du Liaoning ; il ne vivait pas au bord de la mer comme les mégalosaures dont il fut question l’autre jour, mais près, voire très près des lacs qui parsemaient la région. Et comme chacun sait, les ankylosaures, ces lourds animaux caparaçonnés de plaques osseuses, étaient des herbivores.Un seul contenu stomacal est actuellement connu, celui de Minmi, un ankylosaure australien ainsi baptisé non parce qu’il était trop mignon mais parce qu’il a été découvert à Minmi Crossing. Minmi est accessoirement le nom aborigène d’une fleur qui a donné son nom au lieu de la découverte. Bref Minmi avait notamment mangé des fruits lors de son dernier repas, de vrais fruits d’angiospermes primitives, confirmant la supposition que les ankylosaures devaient aimer les plantes un peu molles, car ils ne sont munis, les pauvres, que de toutes petites dents triangulaires. Lire plus…

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C’est une de ces couillonnades qui fleurissent sur la toile depuis quelques années : il y aurait au Cambodge, dans l’un des temples d’Angkor, un bas-relief représentant un stégosaure… Une preuve irréfutable que les Khmers du XIIe siècle connaissaient ce dinosaure jurassique et donc, ma bonne dame, qu’on nous ment, qu’on nous prend pour des quiches ! Et qu’il y avait ,bien sûr, des stégosaures vivants au XIIe siècle en Asie du Sud-Est, ce qui arrange bien les créationnistes au front bas qui essaient de nous faire croire que la Terre n’aurait que quelques milliers d’années… Cette absurdité a déjà été taillée en pièces, mais Google, quand on lui propose les mots clés stégosaure et Angkor, nous sert une flopée indigeste de sites créationnistes ou cryptozoologiques de bas étage. Aussi, pour contribuer à l’édification des esprits, avons-nous décidé d’ajouter le grain de sel du Dinoblog à cette histoire. Car les stégosaures, on les aime bien même si on n’en parle pas souvent… Et comme on aime bien causer de ce que l’on connaît nous n’avons pas reculé devant l’obstacle ni la distance. Lire plus…

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C’est une vraie petite révolution qui s’est déroulée au cœur de l’été, quand vous vous préoccupiez davantage de vos serviettes de bains ou de vos parapluies que de la biologie des dinosaures. Je me plais à imaginer votre stupeur : quoi, une révolution dinosaurienne et on ne m’aurait rien dit ! Damned ! Une sueur glacée coule entre vos omoplates, vous haletez légèrement, votre rythme cardiaque s’accélère… Et pourtant si, cher lecteur : en 17 mots comme en cent, attends-toi à voir bientôt débouler des Triceratops à plumes et des iguanodons de la même eau… L’un des derniers bastions de l’épilation est en effet tombé : des ornithischiens (l’autre grand groupe de dinosaures, à côté des saurischiens, ces derniers rassemblant les théropodes carnivores et les grands sauropodes au port altier) avaient des plumes ! Attention, ne me faites pas écrire ce que je n’ai pas écrit ; « des » ornithischiens, pas (encore) « les » ornithischiens. Alors il est vrai que les ornithischiens, finalement, on n’en parle pas trop sur ce blog : une maigrichonne dizaine de billets contre une trentaine aux saurischiens, y’a un peu de ségrégation mais ils n’avaient qu’à avoir des plumes, après tout ! Et bien ça, c’est fait ! Lire plus…

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