Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Poissons fossiles

Un poisson de base, le poisson rouge de votre bocal ou le maquereau de votre assiette, est généralement pourvu de sept ou huit nageoires : cinq sont sur le ventre, une ou deux sur le dos et une, tout au bout du corps, qui lui sert de queue. Mais quelques chanceux en ont beaucoup plus comme les polyptères. Leur nom signifie, je vous le donne en mille, « celui aux nombreuses nageoires » car ces poissons portent sur le dos une longue série de petites nageoires piquantes. Malgré l’apparence originale de ces animaux, donc plutôt facile à reconnaître sous forme de fossiles, on ne connaît pas grand-chose de leur histoire évolutive. Considérés comme les plus primitifs des poissons vivants à nageoires rayonnées (c’est-à-dire les actinoptérygiens), on s’attendrait à trouver leurs fossiles dans des roches au moins trois fois plus âgées que celles qui contiennent leurs plus anciens fossiles. Mais voilà, rien à faire, la grand-mère des polyptères se terre. Enfin, c’était vrai jusqu’à une date récente car il semble bien que l’aïeule tant recherchée se planquait quelque part sous terre au cœur de l’Asie, la petite coquine. Elle aurait été aperçue dans des roches vieilles de 200 à 250 millions d’années, ce qui est tout de même plus respectable que les 100 petits millions d’années correspondant à l’âge du plus vieux fossile connu jusqu’ici. Lire plus…

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Imaginez Dory, l’héroïne de Disney à la mémoire vacillante et copine de Némo, qui rencontre Relicanth, le Pokémon de type eau et roche de troisième génération. Ils flirtent un peu et finissent par pondre un œuf. Quel étrange animal naîtrait de cette union ? Serait-ce un poisson bizarre affublé d’une tête pointue et flanqué de grandes nageoires ? Et, combe de l’étrangeté, le retrouverait –on pétrifié au sommet d’une montagne suisse ? Eh bien, cher lecteur, c’est ce qui s’est produit ! Ou presque. Lire plus…

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Des fossiles de redoutables prédateurs viennent d’être découverts dans les vestiges de la mer des phosphates. Ressemblant à des piranhas par leurs dents tranchantes, ces nouveaux venus dans le club des monstres marins disparus brillent moins par leur taille que par leur étonnante origine évolutive. Ils sont issus d’une lignée de poissons aux mœurs pacifiques et indolents, des brouteurs de coraux et des broyeurs de coquilles, les pycnodontes. Lire plus…

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Certains dinosaures aimaient immodérément le poisson. C’est le cas des célèbres spinosaures comme Baryonyx ou Spinosaurus, au long museau et aux dents coniques : des écailles de poissons à demi digérées ont été découvertes à l’intérieur du squelette de Baryonyx et le crâne de Spinosaurus présente d’édifiantes convergences avec celui d’une  semi-murène thaïlandaise comme vient de le rappeler Lionel Cavin (ici), toujours soucieux des misères que des dinosaures ont pu faire subir à ses chers petits poissons.

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« Cœlacanthes : on les cherche, on les trouve » pourrait-on dire depuis qu’un de ces poissons vient d’être identifié et nommé en provenance du Crétacé du Sud de la France. Ce dicton piscicole illustre bien ce qui s’est passé autour de ce fossile découvert dans les Bouches-du-Rhône, près du village de Ventabren, par Xavier Valentin et offert au Musée des dinosaures d’Espéraza en 1997. Lire plus…

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