Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Articles taggés ‘poissons fossiles’

Des fossiles de redoutables prédateurs viennent d’être découverts dans les vestiges de la mer des phosphates. Ressemblant à des piranhas par leurs dents tranchantes, ces nouveaux venus dans le club des monstres marins disparus brillent moins par leur taille que par leur étonnante origine évolutive. Ils sont issus d’une lignée de poissons aux mœurs pacifiques et indolents, des brouteurs de coraux et des broyeurs de coquilles, les pycnodontes. Lire plus…

Facebook Twitter Email

N’ayez crainte, nous n’allons pas commenter ici un débat entre feu Bernard Maris et Jean-Marc Sylvestre à propos de la situation économique de la France. Il s’agit, plus modestement, de traiter de croissance de la biodiversité durant les 150 derniers millions d’années. Et encore, pas de toute la biodiversité mais seulement d’une moitié de la biodiversité des vertébrés, celle des poissons. Car aujourd’hui, il faut le savoir, une espèce de vertébrés sur deux est un poisson, qu’il soit actinoptérygien (les poissons à nageoires rayonnées) ou chondrichtyen (les chimères, raies et requins). Comment en sommes-nous arrivés là ? Pour le comprendre, il faut étudier l’évolution de la biodiversité au cours du temps. En résumé et pour faire court, bref en deux mots : elle croît. Mais il y a croître et croître, comme me le disait un alsacien à la glande thyroïdienne hypertrophiée (le pauvre homme me disait aussi que ses brochets étaient des truites, aveu savoureux dans un billet consacré aux poissons). Lire plus…

Facebook Twitter Email

Tous les connaisseurs du dossier, ou presque, s’accordent à penser que les dinosaures ont été balayés de la surface de la planète suite à une catastrophe brutale à l’échelle géologique. Mais la nature de cette catastrophe reste débattue comme l’attestent les échanges récents dans les colonnes de la revue Science. Il faut dire qu’à la fin du Crétacé, notre Mère Gaïa a enduré des affres diverses qui abîmèrent son délicat épiderme et la faune qui l’habite. Tout d’abord une éruption cutanée a craché sa lave dans le nord-est de l’Inde (qui se trouvait alors au milieu de l’océan du même nom) laissant une cicatrice encore visible aujourd’hui sous la forme des trapps du Deccan. Puis l’agression vint de l’extérieur avec une météorite qui s’écrasa au Yucatán créant le fameux cratère de Chicxulub. La question est donc de savoir lequel de ces deux évènements est la cause de l’extinction de masse. Il faut ajouter que les deux catastrophes ont probablement eu les mêmes effets : une transformation profonde de l’environnement avec obscurcissement de l’atmosphère et diminution de la production photosynthétique provoquant le collapse des chaînes alimentaires qui en découlent. Lire plus…

Facebook Twitter Email

 

Ça vous évoque une scène de Nausicaa ?

Les dieux guerriers géants de Nausicaa par Hayao Miyazaki

Lire plus…

Facebook Twitter Email

Après des mois de fouilles, des années de préparation quel bilan scientifique peut-on tirer du site de Phu Nam Jun ? Faisons un petit survol rapide. En 2003, une nouvelle espèce est nommée sur la base des fragments conservés au Wat Buddhabutr, Lepidotes buddhabutrensis (désolé pour ce nom difficile à prononcer, mais on ne choisit pas les sites de fouilles pour leur facilité de prononciation toponymique). Cette espèce est rapprochée d’un groupe de poissons abondant au Mésozoïque, les sémionotiformes, et placée dans le genre Lepidotes. Mais en 2003 ce genre est qualifié de « poubelle » car on sait qu’il regroupe artificiellement des espèces qui n’ont rien à voir entre elles, et l’on s’attend à ce que notre poisson thaïlandais en soit extrait un jour. Lire plus…

Facebook Twitter Email