Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Paléoichnologie

Certains dinosaures aimaient immodérément le poisson. C’est le cas des célèbres spinosaures comme Baryonyx ou Spinosaurus, au long museau et aux dents coniques : des écailles de poissons à demi digérées ont été découvertes à l’intérieur du squelette de Baryonyx et le crâne de Spinosaurus présente d’édifiantes convergences avec celui d’une  semi-murène thaïlandaise comme vient de le rappeler Lionel Cavin (ici), toujours soucieux des misères que des dinosaures ont pu faire subir à ses chers petits poissons.

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En pédalant l’autre jour sur une petite île au milieu du Mékong, je butai sur un coq. Ce coq, au milieu du chemin, grattait le sol avec frénésie et ses petites pattes griffues. Un bon mètre carré de sentier était creusé de stries résultant de cette activité énergique menée sans doute à la recherche de quelques gourmandises que le sol recèle. Et je ne pus m’empêcher, là, juché sur mon vélocipède, de penser à ce brillant travail qui venait de paraître quelques jours plus tôt dans la revue en ligne Nature/Scientific Reports. Car Martin Lockley, le Boss de la paléoichnologie, venait d’y décrire de semblables marques de grattage, mais fossilisées et d’une toute autre ampleur. Lire plus…

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Comme son nom l’indique l’ichnopaléopathologie, terme inventé pour les besoins de ce billet, est l’étude des pathologies anciennes sous l’angle de la paléoichnologie, la science des empreintes de pas fossiles. L’ichnopaléopathologie ne nous apprendra pas grand chose, on s’en doute, sur la conjonctivite chez le tyrannosaure, ni sur le burnout hadrosaurien. Sur l’état sanitaire des pieds des dinosaures, en revanche, elle peut apporter des informations capitales comme le relèvent les dix auteurs qui se sont associés pour recenser dans le journal Ichnos quelques cas de paléopathologies décelées par l’ichnologie. Lire plus…

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Vous avez peut-être remarqué, sagaces lecteurs, que j’ai un petit faible pour les sujets un tantinet scatologiques… Il a d’ailleurs déjà été question sur ce blog, à plusieurs reprises, de coprolithes, c’est-à-dire de caca fossilisé, mais le sujet des micturalithes fut à peine esquissé (ici, si vous avez la flemme d’y aller je rappelle que les micturalithes sont les traces fossiles résultant de l’interaction de l’urine liquide et du substrat : en urinant sur du sable, nous créons une dépression qui, si elle se fossilise, deviendra un micturalithe ; oui, c’est beau comme l’antique). Lire plus…

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C’est en 1998, nous dit-on, que le monde émerveillé a découvert l’existence de ces dinosaures à plumes qui ont conduit nombre d’illustrations antérieures au cimetière des vieilles images paléontologiques. Cette année-là en effet le journal Nature publia coup sur coup la description de trois petits théropodes chinois revêtus de protoplumes (Sinosauropteryx, Caudipteryx et Protarchaeopteryx) découverts dans les gisements crétacés du Liaoning. Ce fut le début d’une avalanche de dinosaures emplumés dont on ne voit pas la fin (on en a causé ici par exemple). Et 1998 est donc une sorte d’année 0 de la plume dinosaurienne. Lire plus…

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