Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Evolution

Un poisson de base, le poisson rouge de votre bocal ou le maquereau de votre assiette, est généralement pourvu de sept ou huit nageoires : cinq sont sur le ventre, une ou deux sur le dos et une, tout au bout du corps, qui lui sert de queue. Mais quelques chanceux en ont beaucoup plus comme les polyptères. Leur nom signifie, je vous le donne en mille, « celui aux nombreuses nageoires » car ces poissons portent sur le dos une longue série de petites nageoires piquantes. Malgré l’apparence originale de ces animaux, donc plutôt facile à reconnaître sous forme de fossiles, on ne connaît pas grand-chose de leur histoire évolutive. Considérés comme les plus primitifs des poissons vivants à nageoires rayonnées (c’est-à-dire les actinoptérygiens), on s’attendrait à trouver leurs fossiles dans des roches au moins trois fois plus âgées que celles qui contiennent leurs plus anciens fossiles. Mais voilà, rien à faire, la grand-mère des polyptères se terre. Enfin, c’était vrai jusqu’à une date récente car il semble bien que l’aïeule tant recherchée se planquait quelque part sous terre au cœur de l’Asie, la petite coquine. Elle aurait été aperçue dans des roches vieilles de 200 à 250 millions d’années, ce qui est tout de même plus respectable que les 100 petits millions d’années correspondant à l’âge du plus vieux fossile connu jusqu’ici. Lire plus…

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Par rapport à d’autres pays, la France est peu impactée par les idéologies créationnistes, probablement en raison d’un fort attachement au cartésianisme et à la laïcité. Cette situation est peut-être aussi le résultat d’un changement progressif de l’attitude de la religion catholique. Elle qui, pendant des siècles, fut la défenseuse bornée d’une interprétation littérale des textes bibliques reconnaît maintenant que l’évolution est « plus qu’une théorie » (une formulation qui n’est pas très heureuse). Cette relation apaisée ne concerne cependant pas l’ensemble de la communauté catholique. Mais le flambeau de l’aveuglement ne s’éteint jamais ! C’est maintenant au tour des pasteurs et autres joueurs de guitare qui les accompagnent dans des temples réformés de diffuser les idées créationnistes partout dans le monde. Depuis peu, des porte-voix de l’islam se joignent au chœur, avec Harun Yahya dans le rôle du soliste. Ce prédicateur turc a distribué des milliers d’exemplaires de son atlas de la création, un ouvrage qui se distingue par son poids (6 kg) et par la superficialité de son contenu qui n’est égalée que par la fatuité de son auteur. Non, décidément, dès que les religions s’intéressent à autre chose qu’à ce machin qui nous distinguerait des bêtes, l’âme, elles se fourvoient. On peut rétorquer que l’opposition à la notion d’évolution ne concerne que les religions du Livre (le « débat » fait rage aussi au sein du judaïsme) et il est vrai que le bouddhisme et peut-être l’hindouisme, pour ne citer qu’elles, semblent moins concernées. Mais je suppute que cette absence de hargne est plus le résultat d’un désintérêt pour la question qu’une réelle acceptation de la réalité scientifique (pas facile d’associer réincarnation et évolution, sauf pour un extrémiste lamarckien !). Leur tour viendra probablement… Lire plus…

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Planeurs à poil du Jurassique

Trois Mammifères planeurs d’âge Jurassique (160 ma) découverts en Chine dans les Provinces de Liaoning et Hebei viennent de nous être révélés (1, 2, 3). Ils sont donc plus anciens que le Volaticotherium d’âge Crétacé (125 ma) décrit voici une dizaine d’années (4). Décidément, les Mammifères de ces temps souvent qualifiés de primitifs avaient des aptitudes aussi inattendues que remarquables. D’autant que c’est probablement de nuit ( http://www.scilogs.fr/histoires-de-mammiferes/mammiferes-dinosaures-nuit-jour/) que ces petites bêtes poilues à sang chaud s’élançaient dans les airs pour soit gagner les futaies et se nourrir de bourgeons, de fruits frais ou graines, soit rejoindre un partenaire et se reproduire, à moins que tout simplement ce fut pour se baguenauder en prêtant oreille au doux (?) ronflement des Dinosaures à écailles ou plumes assoupis à leurs pieds, et dont ils n’avaient à cette heure rien à craindre. Lire plus…

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Imaginez Dory, l’héroïne de Disney à la mémoire vacillante et copine de Némo, qui rencontre Relicanth, le Pokémon de type eau et roche de troisième génération. Ils flirtent un peu et finissent par pondre un œuf. Quel étrange animal naîtrait de cette union ? Serait-ce un poisson bizarre affublé d’une tête pointue et flanqué de grandes nageoires ? Et, combe de l’étrangeté, le retrouverait –on pétrifié au sommet d’une montagne suisse ? Eh bien, cher lecteur, c’est ce qui s’est produit ! Ou presque. Lire plus…

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