Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

Catégorie : Evolution

A table, la moindre des politesses est d’avaler sa nourriture bouche close. Que penseraient vos convives, sans doute éberlués, vous voyant engloutir en détail et à grand bruit votre pitance après une séance de mastication tout aussi sonore ! Chez nous les Mammifères, cet art de la déglutition est une très vieille histoire (1). L’un de nos ancêtres, le minuscule Microdocodon du Jurassique, connaissait cette règle élémentaire de savoir-vivre héritée d’un parent du Trias, Thrinaxodon. Grâce à l’os hyoïde du larynx, l’un et l’autre avalaient aussi rapidement que silencieusement leur déjeuner ou leur dîner. C’est sur ce petit os en fer à cheval que langue et muscles de l’œsophage trouvent ancrage, et leur action génère un mouvement ondulatoire qui entraine le bol alimentaire jusqu’à l’orée de l’estomac, alors que la gueule reste fermée, et sans que s’interrompe la respiration. Tout comme aujourd’hui chez leurs descendants, et ils sont plusieurs milliards à être tout aussi bien éduqués ! Lire plus…

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Helder Gomes Rodrigues est paléontologue spécialiste de l’évolution des mammifères. Cet article est inspiré de sa conférence aux dernières Rencontres du Dinoblog

Quand t’es dans le désert depuis très longtemps et que tu te demandes à quoi ça sert… d’avoir des longues dents. Pas question de parler d’animaux carnivores ici, mais plutôt de paisibles mammifères herbivores présentant la singulière particularité d’avoir développé des dents à croissance prolongée ou continue se manifestant par une couronne dentaire très haute. Si vous vous demandez si cela contribue ou non à embellir leur sourire, là n’est pas la question, mais plutôt à quoi ces grandes dents peuvent-elles bien leur servir ? Lire plus…

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De nos jours, les grands singes ont deux modes de locomotion : les humains se déplacent au sol droits dans leurs bottes et sont bipèdes ; les non humains sont arboricoles, bons grimpeurs, et quadrupèdes au sol. Comment se déplaçaient les ancêtres des uns et des autres ? Quel coût énergétique a la marche ? Se déplacer dans les arbres n’est-il pas au moins aussi économique ? Lire plus…

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Un poisson de base, le poisson rouge de votre bocal ou le maquereau de votre assiette, est généralement pourvu de sept ou huit nageoires : cinq sont sur le ventre, une ou deux sur le dos et une, tout au bout du corps, qui lui sert de queue. Mais quelques chanceux en ont beaucoup plus comme les polyptères. Leur nom signifie, je vous le donne en mille, « celui aux nombreuses nageoires » car ces poissons portent sur le dos une longue série de petites nageoires piquantes. Malgré l’apparence originale de ces animaux, donc plutôt facile à reconnaître sous forme de fossiles, on ne connaît pas grand-chose de leur histoire évolutive. Considérés comme les plus primitifs des poissons vivants à nageoires rayonnées (c’est-à-dire les actinoptérygiens), on s’attendrait à trouver leurs fossiles dans des roches au moins trois fois plus âgées que celles qui contiennent leurs plus anciens fossiles. Mais voilà, rien à faire, la grand-mère des polyptères se terre. Enfin, c’était vrai jusqu’à une date récente car il semble bien que l’aïeule tant recherchée se planquait quelque part sous terre au cœur de l’Asie, la petite coquine. Elle aurait été aperçue dans des roches vieilles de 200 à 250 millions d’années, ce qui est tout de même plus respectable que les 100 petits millions d’années correspondant à l’âge du plus vieux fossile connu jusqu’ici. Lire plus…

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