Le Dinoblog

La paléontologie dans tous ses états, par l'équipe du musée des dinosaures

On a retrouvé la grand-mère du polyptère !

Le 3 avril 2018 par Lionel Cavin

Un poisson de base, le poisson rouge de votre bocal ou le maquereau de votre assiette, est généralement pourvu de sept ou huit nageoires : cinq sont sur le ventre, une ou deux sur le dos et une, tout au bout du corps, qui lui sert de queue. Mais quelques chanceux en ont beaucoup plus comme les polyptères. Leur nom signifie, je vous le donne en mille, « celui aux nombreuses nageoires » car ces poissons portent sur le dos une longue série de petites nageoires piquantes. Malgré l’apparence originale de ces animaux, donc plutôt facile à reconnaître sous forme de fossiles, on ne connaît pas grand-chose de leur histoire évolutive. Considérés comme les plus primitifs des poissons vivants à nageoires rayonnées (c’est-à-dire les actinoptérygiens), on s’attendrait à trouver leurs fossiles dans des roches au moins trois fois plus âgées que celles qui contiennent leurs plus anciens fossiles. Mais voilà, rien à faire, la grand-mère des polyptères se terre. Enfin, c’était vrai jusqu’à une date récente car il semble bien que l’aïeule tant recherchée se planquait quelque part sous terre au cœur de l’Asie, la petite coquine. Elle aurait été aperçue dans des roches vieilles de 200 à 250 millions d’années, ce qui est tout de même plus respectable que les 100 petits millions d’années correspondant à l’âge du plus vieux fossile connu jusqu’ici. Lire plus…

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Extinctions. Du dinosaure à l’homme

Le 28 mars 2018 par Jean Le Loeuff

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Les rencontres du Dinoblog Saison 4

Le 19 mars 2018 par Christel Souillat

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Aujourd’hui nous causerons de terriers. Il ne sera hélas pas question de rabouillères pleines de petits lapins tout mignons ni même des vastes galeries que creusent les blaireaux et encore moins des confortables, quoique légendaires, terriers des Hobbits, mais de paléoterriers. Plus précisément vous entretiendrai-je de terriers vieux de 250 millions d’années qui furent creusés du temps de la plus grande extinction de l’histoire de la vie, la limite Permo-Trias, entre les ères paléozoïque et mésozoïque. Lire plus…

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Par rapport à d’autres pays, la France est peu impactée par les idéologies créationnistes, probablement en raison d’un fort attachement au cartésianisme et à la laïcité. Cette situation est peut-être aussi le résultat d’un changement progressif de l’attitude de la religion catholique. Elle qui, pendant des siècles, fut la défenseuse bornée d’une interprétation littérale des textes bibliques reconnaît maintenant que l’évolution est « plus qu’une théorie » (une formulation qui n’est pas très heureuse). Cette relation apaisée ne concerne cependant pas l’ensemble de la communauté catholique. Mais le flambeau de l’aveuglement ne s’éteint jamais ! C’est maintenant au tour des pasteurs et autres joueurs de guitare qui les accompagnent dans des temples réformés de diffuser les idées créationnistes partout dans le monde. Depuis peu, des porte-voix de l’islam se joignent au chœur, avec Harun Yahya dans le rôle du soliste. Ce prédicateur turc a distribué des milliers d’exemplaires de son atlas de la création, un ouvrage qui se distingue par son poids (6 kg) et par la superficialité de son contenu qui n’est égalée que par la fatuité de son auteur. Non, décidément, dès que les religions s’intéressent à autre chose qu’à ce machin qui nous distinguerait des bêtes, l’âme, elles se fourvoient. On peut rétorquer que l’opposition à la notion d’évolution ne concerne que les religions du Livre (le « débat » fait rage aussi au sein du judaïsme) et il est vrai que le bouddhisme et peut-être l’hindouisme, pour ne citer qu’elles, semblent moins concernées. Mais je suppute que cette absence de hargne est plus le résultat d’un désintérêt pour la question qu’une réelle acceptation de la réalité scientifique (pas facile d’associer réincarnation et évolution, sauf pour un extrémiste lamarckien !). Leur tour viendra probablement… Lire plus…

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